Vers une nécessaire valorisation des productions agricoles

Vaches Monsieur MEDEVIELLE attire l’attention de Monsieur le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt sur la situation des agriculteurs et notamment la nécessité de mettre en valeur les qualités des produits issus de notre agriculture afin de valoriser le travail des agriculteurs et de leur permettre d’en vivre décemment.

 

Il est nécessaire de créer un véritable support de valorisation des produits issus de notre agriculture, de permettre au consommateur de reconnaître aisément ces produits et enfin d’inciter l’utilisation de ces produits dans la restauration et notamment la restauration scolaire et universitaire, les restaurants administratifs, la restauration hospitalière, pénitentiaire… Il souhaite connaître quelles mesures seront prises afin de répondre à ce besoin. 

Question orale n°17320

Question n° 17320 adressée à Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité

M. Pierre Médevielle attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur les inquiétudes provoquées par le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (n° 2830 Assemblée nationale XIVème législature), troisième volet de la réforme territoriale engagée par le Gouvernement, et notamment concernant le maintien des services publics de proximité sur le territoire. Les élus locaux, déjà confrontés à de graves difficultés face à la baisse des dotations et des subventions, doivent être rassurés quant au maintien des services publics sur les territoires isolés. L’État doit piloter un aménagement du territoire grâce au maintien d’une offre de services accessibles à tous et particulièrement aux populations les plus vulnérables. Aujourd’hui, le Gouvernement, pour maintenir des services publics de proximité, engage de grandes opérations de communication visant à inciter les collectivités territoriales à créer, financer et gérer des structures (Maison de santé pluridisciplinaires, maison de services publics, agence postale communale, animation des temps périscolaires, etc.). Cette politique ne va pas sans soulever de vives inquiétudes. Tandis que l’État supprime des services publics dans les territoires ruraux, il engage des plans incitatifs envers les collectivités territoriales qui doivent, ainsi, systématiquement contribuer au financement de ces services publics sans aucune contrepartie. Pourtant, il est nécessaire de rappeler que les caractéristiques de la population des territoires ruraux (revenus inférieurs à la moyenne nationale, vieillissement, développement de la précarité) exigent la mise en place de services publics de qualité et de proximité pour les usagers, garants de la solidarité nationale. L’État ne doit pas faire peser sur les budgets des communes le maintien des services publics qui permettent d’assurer l’égalité et la solidarité de nos territoires ruraux. Aussi souhaite-t-il connaître la position du Gouvernement et les engagements qu’il compte prendre concernant le maintien indispensable des services publics de proximité dans nos territoires ruraux, et notamment dans les anciens chefs-lieux de canton.

Question orale sans débat n° 0953 concernant les zones blanches

Question orale sans débat n° 0953S de M. Pierre Médevielle (Haute-Garonne – UDI-UC) 
publiée dans le JO Sénat du 04/12/2014 – page 2667

M. Pierre Médevielle attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur l’absence totale d’accès à la téléphonie mobile pour une partie de la population.

 

À l’heure de l’annonce, par le Gouvernement, de programmes très ambitieux pour les années à venir, certains territoires ont des prétentions beaucoup moins élevées et se satisferaient déjà d’un accès normal à un réseau de téléphonie mobile. 

Il est souhaitable que le Gouvernement fasse pression sur les opérateurs de téléphonie mobile, afin que l’on raisonne en pourcentage du territoire couvert et non en pourcentage de la population. 

Ces communes, d’ores et déjà situées dans des territoires enclavés et éloignés des pôles d’activités, sont d’autant plus pénalisées que l’accès aux télécommunications est un facteur indispensable pour leur développement économique et touristique. 

Par ailleurs, cette carence, inadmissible à notre époque, ne manque pas de poser de sérieux problèmes dans le domaine de l’organisation des secours et des soins médicaux d’urgence. 

Aussi souhaite-t-il connaître les mesures que peut prendre le Gouvernement, afin de mettre en place une couverture intégrale du territoire français.

(suite…)

Vers une prise de conscience générale sur l’utilisation abusive des pesticides

Vers une prise de conscience générale sur l’utilisation abusive des pesticides

La France est le premier consommateur européen et le n°4 mondial.

Je suis intervenu au mois d’avril lors d’une audition des Sénatrices Jouanno et Archimbaut sur le thème santé/environnement, pour alerter une nouvelle fois les commissions « Affaires Sociales » et « Développement Durable » sur l’évidence aujourd’hui démontrée des dangers de l’utilisation massive de pesticides dans notre agriculture. J’ai volontairement choisi la viticulture, fleuron de notre économie qui utilise 20% de notre consommation alors qu’elle ne couvre que 3% de la surface agricole (SAU). L’étude a été réalisée dans le Médoc, région particulièrement sensible en raison de l’humidité permanente. Un rapport réalisé par l’ASTI (Association de Santé au travail inter-services) qui travaille avec les services de Médecine du Travail et le service de toxicologie de Toulouse Purpan met clairement en évidence le risque encouru par les viticulteurs en raison des mauvaises pratiques de manipulations constatées et des quantités beaucoup trop importantes utilisées.

Aujourd’hui, le lien est clairement établi entre certaines maladies et cancers neurologiques et l’exposition à ces produits. L’ANSES (Agence Nationale ) se plaint de manque de crédits pour remplir sa mission ; certains dossiers pesticides sont en attente de traitement depuis des mois malgré les signaux d’alerte très inquiétants des autorités sanitaires.
Les élus et les collectivités doivent jouer un rôle majeur et moteur dans l’abandon de certaines pratiques avant que l’on se retrouve devant un véritable désastre de santé publique.